La Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic fête ses 5 ans!

» Publié par le sept 21, 2012 dans Communiqué de presse | 0 commentaire

Notre-Dame-des-Bois, le 21 septembre 2012

Il y a cinq ans déjà, la première Réserve internationale de ciel étoilé au monde voyait le jour en Estrie. Attestée par l’International Dark Sky Association (IDA), la Réserve de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM) s’étend sur un territoire regroupant la MRC du Granit, celle du Haut- Saint-François ainsi que la ville de Sherbrooke. Elle réunit 35 municipalités et plus de 225 000 citoyens. Pilotée par l’ASTROLab, cette première mondiale est le résultat d’une démarche régionale concertée axée sur la sensibilisation, la réglementation et la conversion de l’éclairage. En plus d’avoir redonné à la région la pureté de son ciel étoilé, la création de la réserve a aussi permis, en 5 ans, l’économie d’environ 9 500 000 kwh, ce qui représente près de 1 000 000 $ depuis sa création.

Une réserve de ciel étoilé est un territoire au sein duquel la pollution lumineuse doit demeurer faible ou inexistante afin de permettre aux astronomes, aux citoyens et aux visiteurs de pouvoir admirer la voûte céleste sans le voile lumineux artificiel qui recouvre aujourd’hui la majorité des zones habitées. Cinq ans après avoir été octroyé pour la première fois, le statut de réserve internationale de ciel étoilé a été décerné à trois autres reprises: en Angleterre (parc national d’Exmoor – 2011), en Namibie (Rand Nature Reserve – 2012) et en Nouvelle-Zélande (Aoraki National Park and Mackenzie Basin – 2012). Une cinquième réserve est également sur le point d’être créée au Pic du Midi de Bigorre, en France, avec laquelle les responsables de la RICEMM ont d’ailleurs conclu un partenariat stratégique cet été.

Une pérennité à consolider

Malgré le succès initial de la réserve, l’ASTROLab a toutefois dû relancer son projet de lutte contre la pollution lumineuse en 2011 afin de contrer l’apparition de luminaires non-conformes érodant la qualité du ciel étoilé et menaçant la pérennité de la réserve. Les intervenants socio-économiques de la région ont donc été remobilisés afin de trouver des solutions pratiques pour faire respecter la réglementation et freiner la recrudescence de la pollution lumineuse sur le territoire. Seul un effort concerté de tous les partenaires et une appropriation de la réserve par l’ensemble des citoyens peut assurer l’avenir à long terme de cette richesse collective unique.

L’arrivée récente et massive de l’éclairage aux DEL (diodes électro-luminescentes), avec ses avantages et ses inconvénients, constitue également un nouvel enjeu d’importance pour la gestion de la pollution lumineuse. Les responsables de la RICEMM ont été interpellés sur cette question et travaillent actuellement sur des solutions pour encadrer ce nouveau type d’éclairage.

La pollution lumineuse, ses impacts, ses solutions

Les impacts de la pollution lumineuse dépassent le domaine de l’astronomie; inefficacité énergétique, éblouissement, lumière intrusive, perturbations hormonales et dérèglements environnementaux sont d’autres exemples de ses conséquences. En plus de ses bénéfices pour le ciel étoilé, l’amélioration des pratiques d’éclairage permet donc de réaliser d’importantes économies d’énergie, d’augmenter la sécurité et la convivialité des environnements nocturnes et de réduire les impacts de la pollution lumineuse sur la santé humaine et celle des écosystèmes. De nombreuses solutions existent pour contribuer à cette cause gagnante à tout point de vue. Pour plus d’informations, consultez le site Internet de l’ASTROLab: astrolab.qc.ca

 

 

Sébastien Giguère | Responsable de l’éducation et coordonnateur scientifique

Parc national du Mont-Mégantic et ASTROLab

version PDF